Le vapotage chez les jeunes n’est pas une épidémie

L’ACV a toujours condamné l’utilisation de produits de vapoteurs par les jeunes et les non-fumeurs. Le vapotage est un outil de réduction des méfaits destiné aux fumeurs adultes. Cependant, il est préoccupant que les organisations anti-vape aient utilisé la jeunesse comme un outil pour promouvoir un faux discours selon lequel le vapotage a conduit à une épidémie chez les jeunes.

Alors que les défenseurs de la vape ont réfuté à plusieurs reprises les statistiques gonflées sur le vapotage chez les jeunes, les anti-vapoteurs continuent de ne pas tenir compte des faits. L’étude « Electronic cigarettes, nicotine use trends and use initiation ages among US adolescents from 1999 to 2018 » prouve en outre que l’émergence de l’industrie du vapotage n’a pas causé de tort aux jeunes. En fait, l’étude a révélé que le vapotage pouvait avoir évité les dommages aux jeunes en faisant la transition de la consommation de nicotine vers un système d’administration moins nocif.

L’étude a conclu : « Les cigarettes électroniques peuvent avoir compensé le tabagisme conventionnel chez les adolescents américains entre 2010 et 2018 en maintenant la prévalence totale de la consommation de nicotine et en les détournant d’un tabagisme conventionnel plus nocif. En outre, les utilisateurs de cigarettes électroniques semblent commencer à un âge plus avancé que les fumeurs conventionnels, ce qui est associé à un risque plus faible ».

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32335976/

Une autre étude, « Prevalence of vaping and smoking among adolescents in Canada, England, and the United States: repeat national cross-sectional surveys », publiée par le BMJ en 2019, a affirmé qu’il y avait une augmentation significative des taux de tabagisme chez les jeunes après des années de déclin.

Cependant, la publication de « Canadian Student Tobacco, Alcohol and Drugs Survey (CSTADS) » de Santé Canada a entraîné une correction forcée de l’étude. La correction indiquait : « Dans l’article original du BMJ, les changements de la prévalence du tabagisme au cours des 30 derniers jours entre 2017 et 2018 au Canada étaient de 10,7 % à 15,5 % (une augmentation statistiquement significative), ce qui a été révisé après repondération à 10,7 % pour 10,0 % (pas de changement significatif). »

https://www.bmj.com/content/370/bmj.m2579

De nombreuses provinces ont adopté des règlements nuisibles et restrictifs tels que les interdictions d’arômes à la suite de cette étude erronée. Les données montrent désormais clairement qu’il n’y a pas d’épidémie chez les jeunes et que le vapotage n’est pas une porte d’entrée vers le tabagisme.